La France, championne européenne du Top 100 des entreprises les plus innovantes au monde

Thomson-Reuters a dévoilé en décembre dernier l’édition 2012 de son Top 100 Global Innovators“, classement des 100 entreprises les plus innovantes du monde. La France y figure en très bonne position.

Les entreprises françaises à l’honneur

Avec 13 sociétés classées, la France se hisse en 1ère place des pays européens en matière d’entreprises innovantes. Au niveau mondial, elle arrive en 3ème position, derrière les Etats-Unis (47 entreprises) et le Japon (25 entreprises). Un très joli score, qui doit beaucoup à l’entrée en 2012 de 3 nouvelles entreprises hexagonales dans le classement : Renault, Thales et Valeo. Elles rejoignent Alcatel-Lucent, Arkema, le CNRS, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), EADS, IFP Energies Nouvelles, L’Oréal, Michelin, Saint-Gobain et Snecma. Le classement insiste également sur les bonnes performances des centres de recherche français, IFP Energies Nouvelles, le CNRS et le CEA, qui ont “prouvé leur capacité à innover et à jouer un rôle dans les technologies futures“.

L’innovation au soutien de l’emploi

Plus généralement, le classement apporte quelques enseignements sur l’état de l’innovation dans le monde. On apprend ainsi que ce sont les secteurs des semi-conducteurs et de l’électrique qui ont été les plus innovants en 2012, avec 18 entreprises classées, soit 29 % de plus qu’en 2011. De plus, le “Top 100” confirme le lien étroit entre innovation et emploi, puisque les 100 entreprises du classement ont créé pas moins de 125 000 postes entre 2011 et 2012.

Une méthodologie valorisant les innovations réelles

Le classement de Thomson-Reuters se base sur 4 critères :

  1. le taux de succès, c’est-à-dire la différence entre brevets déposés et brevets validés ;
  2. la dimension mondiale, à savoir la reconnaissance du brevet au-delà du pays d’origine ;
  3. le fait que le brevet repose sur des innovations réelles et non sur l’amélioration de techniques existantes ;
  4. l’influence, c’est-à-dire le nombre de fois où un brevet d’origine est cité par d’autres demandeurs.

Cela explique, par exemple, que la Chine, premier déposant de brevets en volume dans le monde, soit absente de ce “Top 100”.