Le plus grand concours de yo-yo au monde

La compétition offrait une manière originale de tester l’ingéniosité des étudiants. Chaque yo-yo était constitué d’un fil long de 20 mètres rattaché à une grue. L’événement mettait en compétition les plus longs yo-yos au monde.

Sur la pelouse centrale du campus, une grande grue jaune était installée pour définir le terrain de jeu et laisser une opportunité aux 14 équipes de prendre leur chance.

Les immenses jouets étaient installés dans une cage, solidement fixés avant d’être lâchés dans le vide afin de réaliser leurs infinis tours. “Cela semble simple, mais au fur et à mesure de sa création, on veut le faire progresser sans fin” dit Yanis Bas, étudiant en ingénierie mécanique. La conception des engins étaient différentes selon que certains souhaitaient privilégier la performance ou l’esthétisme afin de ravir les juges. Le critère principal pris en compte par ces derniers était l’altitude que le yo-yo atteignait après la première descente, lancé de la grue à une trentaine de mètres au-dessus du sol.

Un yo-yo était recouvert de bandes jaunes et noires qui défilaient de manière psychédélique au cours de ses déambulations horizontales, un autre relâchait des confettis colorés au plaisir de la foule massé au pied de la grue.

Il y avait aussi celui représentant une figure grimaçante, portant une seule dent et un large sourire rouge qui se dévoilait le long de la trajectoire du yo-yo.

En jeu, pour la meilleure équipe, une récompense de l’équivalent de 2 000 € et bien sûr la gloire de l’université ! Les heureux élus furent l’équipe d’Eyal Moshe Cohen avec leur yo-yo tout d’acier vêtu.

“Il est entièrement constitué d’acier, ainsi ses pics d’altitude sont très élevés, ce qui nous a fait gagner”, laissant exploser sa joie après son inattendue victoire. “Nous n’étions pas certains de gagner jusqu’à l’annonce officielle. Je suis très fier d’avoir remporté cette compétition.” Pour l’utilisation de ses gains, Eyal déclare que “en tant qu’étudiant, cela m’aidera à payer mon loyer et à rendre ma vie quotidienne plus agréable !”.
Boris Princ, VI Chercheur