Détecter rapidement les eaux contaminées par des bactéries

Une équipe du Technion a développé un nouveau moyen afin de détecter rapidement et de manière quantitative la contamination de l’eau par des bactéries. Pour cela, une puce de silicium reconnaît et capture la bactérie recherchée.

Les méthodes classiques utilisées pour détecter les contaminations de l’eau par des bactéries dangereuses nécessitent la collecte d’échantillons qui sont ensuite envoyés dans un laboratoire où ils seront mis en culture en vue d’une analyse ultérieure. Ce processus prend au minimum 24 heures et nécessite une main d’oeuvre qualifiée ainsi que des équipements complexes et coûteux.

Le docteur Ester Segal et ses étudiants Naama Massad-Ivanir et Giorgi Shtenberg du département de génie alimentaire et de biotechnologie du Technion, ont réussi à accélérer ce processus afin de pouvoir mesurer la concentration de bactéries sur place et en seulement quelques minutes.

La puce de silicium utilisée est percée de trous de la taille du nanomètre (quelques dizaines d’atomes au plus) par un procédé électrochimique. “La surface acquiert ainsi des caractéristiques optiques spécifiques dans le domaine de la lumière visible” explique E. Segal. “Nous attachons à cette surface un brin de polymère comportant à son extrémité des anticorps spécifiques à la bactérie ciblée. Celui-ci capture la bactérie à la surface de la puce qui modifie ainsi le spectre de la lumière réfléchie par la puce, autorisant alors la mesure de la concentration de bactéries par des moyens optiques en temps réel.”

Les principaux avantages de cette nouvelle méthode résident dans sa rapidité, sa portabilité et son coût.

D’après François SAUSSET, VI Chercheur