Un système de transport moléculaire digne des grandes villes

Les cellules vivantes possèdent un système de transport interne digne des plus grandes villes. Pour faciliter sa croissance ou les modifications de sa forme, une cellule libère des vésicules qui servent de “wagons” transportant les acides gras et les protéines vers leurs différents sites de construction. Au moment de la fabrication des protéines, la cellule envoie également une information génétique à l’endroit où elles sont nécessaires, pour que les molécules de protéine puissent être construites sur place. Parmi les autres tâches vitales, les mécanismes de transport moléculaire à l’intérieur de la cellule sont essentiels pour la libération des neurotransmetteurs dans le cerveau. Des défauts dans ces mécanismes conduisent souvent à des désordres neurodégénératifs.

« Qu’est-ce qui dirige toutes les molécules de ce trafic dans les cellules? » C’est le sujet de recherche du laboratoire du Professeur Jeffrey Gerst du département de Génétique Moléculaire de l’Institut Weizmann.

Ensemble avec ses collaborateurs, Gerst a mis en évidence de nombreux gènes et processus de régulation en relation avec l’activité des vésicules (les “wagons”) qui transportent différentes molécules rapidement à travers les longues autoroutes sinueuses de la cellule. Ces gènes ont été bien préservés au cours de l’évolution, ce qui veut dire que dans les cellules des levures, des drosophiles ou des humains, ils sont pratiquement similaires. Par conséquent, les recherches utilisant des levures pourraient aboutir à d’importantes découvertes dans le développement des maladies humaines et leurs traitements potentiels.

Dans des études similaires, Gerst a découvert l’étape précise où une certaine voie de transport à l’intérieur de la cellule est modifiée par un défaut génétique, entraînant un désordre neurodégénératif appelé maladie  de Batten.

Les recherches du Professeur Jeffrey Gerst sont soutenues par l’Institut Y. Leon Benoziyo de Médecine Moléculaire, le centre de la famille Kekst de Génétique Médicale et le Minna James Heineman Stiftung.

D’après Vardina TRIGANO, Volontaire International Chercheur