Diagnostic et suivi de la Schizophrénie

La schizophrénie est un trouble mental sévère qui touche environ 1% de la population mondiale. Les bases génétiques et les anomalies neuronales étant largement méconnues, mesurer la sévérité de ses symptômes de manière objective ou étudier et évaluer les interventions thérapeutiques est un véritable défi. Il y a donc un besoin urgent de développer des biomarqueurs fiables pour l’identification, l’évaluation, et la surveillance de la schizophrénie tout au long du traitement.



Au sein du département d’Immunologie, l’équipe de recherche du Professeur Sarah Fuchs de l’Institut Weizmann a effectué une étude sur ces biomarqueurs. Elle pourrait également être indiquée pour évaluer la sensibilité aux médicaments étant donné la gamme étendue de réactions des patients aux médicaments et aux effets secondaires massifs. Ceci permettrait de sélectionner un traitement médical approprié. Ce serait un outil de diagnostic pour le dépistage précoce et le suivi de la schizophrénie. Enfin, ces biomarqueurs pourraient être employés dans des études de développement de médicaments.

Les lymphocytes sanguins périphériques expriment des récepteurs pour les neurotransmetteurs: récepteurs dopamine D3 et récepteur nicotinique à l’acétylcholine a7 (aChR). Ces récepteurs sont connus pour modifier leur modèle d’expression dans le cerveau des patients schizophréniques. Ils ont une élévation significative des niveaux d’expression des récepteurs dopamine D3 alors que les niveaux des ARNm de a7 AChR décroissent substantiellement par rapport aux individus sains. La disponibilité de deux différents marqueurs biologiques qui se modifient dans des directions opposées dans la schizophrénie, permet l’évaluation des patients schizophréniques par une simple analyse de sang.

Ce test est fiable, quantitatif et court, pour détecter la schizophrénie et la sensibilité aux médicaments, les pratiques actuelles nécessitant 6 mois d’évaluation psychologique.

D’après Vardina TRIGANO, Volontaire International Chercheur