Une prise de sang pour détecter un risque de cancer du poumon

Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus communs et est considéré comme la principale cause de décès par cancer dans le monde occidental, ce qui représente près de 30% de tous les décès par cancer. Le taux de mortalité élevé est lié à un taux de guérison faible, qui lui-même est lié à l’absence de dépistages adéquats et des mesures de détection précoce. Malgré les nombreuses études et les efforts de prévention primaire qui montrent naturellement le tabagisme comme la principale cause de cancer du poumon, encore plus d’un tiers de la population israélienne adulte fume des cigarettes et ne quittera pas cette habitude. Une façon d’accroître la réussite des programmes de renoncement au tabac serait d’identifier avec un faible taux d’erreur les individus à haut risque de prédisposition au cancer du poumon.

Une nouvelle technologie développée par l’équipe du professeur Zvi Livneh, du département de chimie biologique de l’institut Weizmann, consiste en un simple test sanguin appelé le OGG Activité Assay ou OGGA. Ce test surveille l’activité de OGG1, une enzyme de réparation de l’ADN. Il a été vérifié que de faibles capacités de réparation de l’ADN par OGG1 sont souvent très fortement corrélées avec une susceptibilité accrue de développer un cancer du poumon. Le test OGGA représente un moyen rapide et fiable pour la détection précoce des personnes à risque élevé de développer un cancer du poumon. Il peut également être potentiellement utilisé pour prédire l’issue des thérapies contre le cancer comme la chimiothérapie et la radiothérapie, et peut être utilise pour la détection d’autres formes de cancers tels que le carcinome spinocellulaire de la tête et du cou.

D’après Vardina Trigano, Volontaire International Chercheur