La commission européenne finance un projet pour l’amélioration de la qualité de vie des patients qui souffrent de mal au dos, avec la participation de chercheurs du Technion

Des chercheurs du Technion participent à un projet de recherche global financé par la commission européenne à hauteur de 3 millions d’euros, qui a pour but de rechercher les prédispositions génétiques du mal au dos, dans l’idée d’améliorer le diagnostique et les traitements existants.

Le mal au dos est un problème de santé publique majeur dans les sociétés industrialisées, souvent lié à des carences de diagnostique et de traitement. Dans 85% des cas reportés de problèmes de colonne vertébrale, il n’y a pas de diagnostique clair, ni de consensus entre les différents pays sur les traitements à apporter. En plus d’affecter la qualité de vie de ceux qui en souffrent, le mal au dos représente un fardeau économique pour la société. 10% de patients souffrent de handicaps chroniques. Sans critère de diagnostic clair, les traitements et mesures préventives ne peuvent être ciblés efficacement. Cet état de fait est reconnu par la commission européenne qui a engagé un programme de 5 ans appelé Genodisc, vise à recruter des milliers de patients pour cette étude.
[Le professeur Alice Maroudas, le docteur Sarit Sivan, et l’assistant de recherche Yulia Merkher, de la faculté Biomédicale du Technion, étudient des tissus envoyés par des chercheurs et centres médicaux de toute l’Europe. « Nous étudions les processus biophysiques des principaux composants du tissu des disques inter-vertébraux (en fonction de l’âge et du degré de dégénérescence), dont les variations peuvent provoquer ou être exprimées sous forme de désordres fonctionnels, » explique Dr. Sivan. « Nous étudions les processus de renouvellement moléculaire dans le tissu en utilisant des méthodes développées affinées dans le laboratoire du Technion. Ces informations sont importantes pour évaluer la capacité de remplacement des tissus en cas de dommage ou de pathologie ».]
Parmi les chercheurs prenant part au project se trouvent des chirurgiens spécialistes du dos, des cliniciens, et des chercheurs spécialisés en génétique, physiologie et biophysique, médecine régénératrice, ingénierie et analyse numérique. Le projet de recherche sera dirigé par un groupe de l’université d’Oxford et réalisée dans 9 pays : Grande Bretagne, Israël, Allemagne, Finlande, Grèce, Pays Bas, Hongrie, Italie, et Slovénie. Il fait suite au projet Eurodisc qui s’est focalisé sur l’interaction entre les facteurs de vieillissement, génétique, et mode de vie conduisant à la dégénérescence des disques intervertébraux.